Pathologies des muqueusesd'origine dues aux parasites

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Pathologies des muqueusesd'origine dues aux parasites

Message par Erwinia le Mar 12 Oct - 19:27

Il existe deux types de muqueuses :

  • Muqueuse digestive de la bouche à l’anus.
  • Muqueuse génitale, urétre, gland chez l’homme, vagin chez la femme.


La majorité des cas pathologiques sont dus à des levures type de type candida.
Les levures sont des saprophytes des muqueuses. Elles font partie de la flore normale de l'homme et participent à la digestion. La colonisation des muqueuses peut se faire rapidement après la naissance, pendant l'accochement lors du passage du nouveau né au niveau du vagin.
Dans certaines conditions, elles passent de saprophyte à parasite et on parle alors de candidose clinique. (il existe un état prédisposant à ce passage.
Les candidoses sont plus fréquentes aux extrémités de la vie car l'immunité diminue. Il existe des facteurs iatrogènes: les antibiotiques provoquent un déséquilibre des flores digestives donc les levures se multiplient et deviennent parasites.
II existe une thérapeutique immunosuppressive favorisant l'apparition de candidose. De même pour le diabète et la corticothérapie. D'autre part le SIDA prédispose aux candidoses des muqueuses.

Au niveau du tube digestif

Candidose buccale ou muguet: au départ les lésions touchent l’intérieur des joues, la langue: on voit un érythème.
Evolution avec apparition de plaques blanches crémeuses. La langue apparaît dépapillée, lisse, brillante, très rouge. De plus, on a de fortes douleurs avec sensation de brûlures( goût métallique dans la bouche).
Elle s'étend aux commissures des lèvres: la Perlèche correspond à une fissuration et une élévation prékératosique.
Chez le jeune, sans facteur de risque avec mycose récidivante, on recherche le VIH.(Il s’agit d’un signe d’appel)
Le muguet et la perlèche sont décrits chez le nouveau-né dus aux régurgitations de lait (acide) qui favorisent le développement des levures. Chez les personnes âgées, les prothèses mal adaptées favorisent le développement des levures, de même chez le fumeur de pipe.
La candidose buccale s'étend à l'oesophage: oesophagite candidosique le signe d'appel est la brûlure rétrosternale à la déglutition. A l'endoscope la muqueuse est inflammée, érythémateuse avec des placards blancs. Cette pathologie est la complication de candidose buccale chez le porteur de VIH. Ceci fait passer le patient dans le stade SIDA maladie.
Au niveau des muqueuses coliques et de l'intestin grêle: surtout pour le nouveau-né, au niveau clinique: diarrhées pouvant se voir après la prise d'antibiotiques.
Ces candidoses coliques sont souvent accompagnée&de candidoses de l'anus avec les même signes cliniques que la bouche (sauf l'odeur): placards blancs.
On peut avoir une extension à toute la zone fessière. Si on ne fait rien la lésion s'étend à l'ensemble du corps.
Les nouveaux nés ont un terrain favorisé car l'humidité augmente au niveau de la couche, l'immunité diminue, et il y a des régurgitations (lait acide).

Au niveau génital.

Surtout chez la Femme:
Les levures donnent des vaginites souvent associées à des vulvites.(pas d’extension aux annexes supérieures, pas de problème de stérilité). Symptomatologie: brûlures au niveau génital. La muqueuse vaginale a les même caractéristiques que la bouche. Ces lésions sont productives de leucorrhées abondantes, pertes blanchâtres caillebotées.
Ces vulves sont oedématiées, inflammèes, avec des dépôts blancs correspondant aux levures. Ces lésions empêchent les rapports voire la toilette.
Facteurs favorisants:
- pilule qui modifie la flore vaginale
- grossesse par les même modifications hormonales on ne le voit que chez les femmes pubères
- toilette intempestive(excès d'hygiène), les savons acides favorisent les mycoses.
Chez l'homme les candidoses sont moins fréquentes localisées au gland.
Au début, juste un érythème, puis apparition vésicules, puis placards blanchâtres.
Lorsque des personnes ont des rapports, elles échangent des levures ne donnant des pathologies que si facteurs de risque: antibiotiques, diabète...
Dans toute la pathologie, les candida se comportent comme des agents opportunistes. Ils profitent de situation favorisant le développement.
Le diagnostic de candidose est facile notamment par les placards crémeux assez adhérents. Sinon on a besoin du laboratoire.

Le diagnostic des mycoses

Il se fait en trois étapes:
1 Prélèvement
2 Examen direct
3 Mise en culture
<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->
Le prélèvement consite à prélever sur les placards blanchâtre; si ceux ci ne sont pas encore apparus, on prélève sur les zones érythémateuses.
En général ces examens sont faits au labo car le prélèvement ne doit pas traîner trop longtemps avant d'être examiné.
L’examen direct permet d'examiner les prélèvements au microscope après coloration.
On observe soit:
— des levures isolées
— des levures qui bourgeonnent
— des levures avec des pseudo filaments
La première et la seconde formes signent l’état saprophyte.
La troisième forme représente une forme invasive donc un état parasite a ce moment on parle de mycose clinique.
Pour la mise en culture,on utilise un milieu de Sabouraud additionné d'un antibiotique pour éviter la pousse des bactéries. En effet les bactéries poussent plus vite que les levures et empêchent donc le développement des levures.
Seule la mise en culture permet de mettre un nom sur le champignon.
Suite à cette culture des tests biochimiques peuvent être établis, ils permettent d'identifier et d'étudier la capacité de ces levures à assimiler les sucres et suivant l'assimilation on peut mettre un nom sur le champignon.
Le champignon le plus fréquent est le candida albicans. Il représente 95% des champignons en médecine de ville.
Celui qui vient après est le candida glabrata surtout retrouvé au niveau de la sphère urogénitale.
Lors de l'interprétation des résultats il faut toujours avoir en tête que les levures sont saprophytes donc pas toujours parasites.
Si l'examen direct est positif on peut en déduire qu'il s'agit d'une mycose cependant lors de la mise en culture on réalise une quantification des parasites et si on a moins de 10 colonies on parle de saprophytisme, si on a plus de 50 colonies parasitisme et on doit faire un traitement.
Entre les deux si il y a des signes cliniques évocateurs on refait les prélèvements et si l'examen direct est positif on en conclue alors à un parasitisme.

Traitements

Modifier le terrain et supprimer les facteurs favorisant la_mycose.
Un diabète mal équilibré pourra entraîner des candidoses à répétition et des mycoses. On modifie le terrain acide en le rendant basique.
Pour la muqueuse buccale on fait faire des bains de bicarbonates (Potion de saint louis) ceci est utilise chez les VIH.
Pour les vaginites: toilette avec un savon basique HYDRALIN (le seul) ou se laver avec de l'eau salée.
Il n'existe pas de traitement fungicide ce sont des traitements fungistatiques.
Dans les candidoses buccales ou vaginales les traitement locaux suffisent en général.
Si immunodépression sousjacente (VIH ou greffé) on utilise des médicaments par voie systémique,diffusants à travers la paroi digestive.
Amphoterine B
soit par voie orale : un sirop;donc action locale
soit par IV : donc touche les différents organes.
Pour les mycoses vaginales on utilise des ovules Azoles comme le Pévaryl, le Baktarin.
II faut également agir a l'extérieur au niveau de la vulve avec des pommades lait ,spray,poudre, car une vulvite est souvent associée.
Si immunodepression: médicament a base de Triflucan ou de Nizoral.
Lors de traitement par Triflucan, on observe maintenant des souches résistantes.

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